jeudi 28 mai 2009

Les larmes aux yeux

Traduisant Lars, toujours, tout en écoutant avec presque les larmes aux yeux ce morceau des Beatles, You won't see me, sans trop savoir pourquoi la chanson m'émeut (ou peut-être que si), mais sachant très bien pourquoi ce passage de Lars me plaît tellement.

D'abord le texte:
On a eu le temps d’écouter la face B avant de partir en courant. Et d’un seul coup l’ambiance était radicalement différente. Les rues avaient été transformées en cimetière, le soleil a un instant disparu derrière un nuage, l’automne s’insinuait inexorablement. Eleanor Rigby. Sidérés, interdits, on écoutait. On trouvait ça si étrange que tout en nous ait pu se modifier avec une telle brutalité, aussi vite que nous avions changé la face du disque, comme si nous étions nous-mêmes clivés : face A/face B, la joie/le chagrin.
© Lars Saabye Christensen et Cappelen forlag pour l'édition originale
© Jean-Baptiste Coursaud pour la traduction, éditions Jean-Claude Lattès pour l'édition française

Ensuite la musique:

mercredi 6 mai 2009

Ernest Ranglin

[Immer dabei Lars' Beatles zu übersetzen.
Ich will mit einem
auf der Modersohnbrücke ein Bier trinken, den Sonnenuntergang auf den Alex anschauen und gleichzeitig Ernest Ranglins Coverversion von You won't see me anhören.]

dimanche 3 mai 2009

Lars et l'été

En train de relire la traduction de Beatles, de Lars, à paraître en septembre prochain. Il y a au début du roman ce chapitre qui se passe en été, et je me rends compte à quel point Lars sait (d)écrire l'été, les couleurs, les odeurs, à quel point il sait restituer la fantasmagorie de cette saison que beaucoup se plaisent à associer (et lui aussi, mais pas simplement) à la période de tous les possibles; à quel point aussi il se rendre compte des non-dits, de l'indicible.
Dans la scène ci-dessous, que je trouve magnifiquement écrite, la mère et le fils (Kim) sont dans leur maison d'été, il fait froid, ils s'ennuient, la mère décide de se déguiser avec des vieux vêtements qu'elle descend du grenier:

Maman s’est déshabillée. Je l’ai observée un instant, épouvanté, et me suis aussitôt retourné.
Elle riait derrière moi.
— Mais c’est que tu es gêné, ma parole, Kim ?
La soie crépitait. Je me suis tourné à nouveau et l’ai regardée. Elle a croisé mon regard, la pièce était plongée dans la pénombre et il y avait dans ses yeux une somme immense de tendresse et d’angoisse, la peau de ses bras se hérissait ; elle se tenait devant moi, dénudée, le silence s’est prolongé, elle devait se douter qu’elle était en ce moment même en train de me perdre.


© Lars Saabye Christensen et Cappelen forlag pour l'édition originale
© Jean-Baptiste Coursaud pour la traduction, éditions Jean-Claude Lattès pour l'édition française



samedi 2 mai 2009

Toots & The Maytals am Skamstag

Jaja, das wissen schon alle: heute ist Samstag und Samstag ist ja Skamstag. Heute gab es auch Zürich, bzw. ich war in Zürich, wurde tätowiert, traff dort liebe Leute, einen… hrmpf… und sitze jetzt mit Folie rundum dem Körpern und höre dieses Lied, unten, in loop. Auch denn ich habe gerade erfahren, dass Toots & The Maytals nach Berlin komme gerade wenn… ich Urlaub mache. Toll! Ich hatte kein Urlaub seit dem Sommer 2007 und gerade die einzige Woche wo ich weg bin, verpasse ich a) den Nighter in der Völkerfreundschaft, b) das Maytals-Konzert. Ist alles ungerecht, das Ganze. Oder: selber Schuld? Nee, oder?

Immerhin. Seitdem (fast) alles stets um Liebe geht, jetzt dieses Lied.

Rubbzzzz!!!!